Association littéraire à Saint Amand les Eaux organisant des cafés littéraires, thématiques
Martine DEVEMY le 7 Aout 2015
C'est avec une très vive émotion que je viens de terminer de lire votre livre (commencé hier) qui m'a été offert par Jane Bauduin , mon amie !!!!! J'avoue que beaucoup de larmes sont tombées, moi qui n'aime pas extérioriser mes sentiments !!!!! je ne les ai pas retenues !!!! Cette Lucie est tellement proche de chacune de nous !!!! Et tellement proche de chacune de nous que ce livre semble avoir été fait par une seule et unique personne. J'avoue avoir eue la crainte d'y trouver un mélange de différentes fortes personnalités. Bravo pour ce travail collectif !!!! Merci encore Jane pour ton cadeau dans lequel tu as y mis tout ton cœur
Merci Martine, pour ce beau témoignage que je vais mettre sur notre Blog. Pour nous aussi cela a été une belle aventure et nous y avons mis tout notre cœur et versé quelques larmes...Sur ce qui aurait pu être...
Le 24 juillet « Qui es-tu Lucie ? » Un avis de Jocelyne
Bonjour Chantal,
Séverine m’a remis votre roman hier. Je viens de le terminer. Je ne peux que vous féliciter. Livre plein d’émotions qui nous prend « aux tripes ». On ne peut que faire du lien avec ces personnages, le dénouement de leur vie et notre existence. Il est vrai qu’en chacun de nous se trouve cette petite lumière qui éclaire notre chemin et qu’il faut trouver et suivre.
Encore un grand merci et félicitations à toute l’équipe ! A quand la suite ? merci pour la dédicace.
Jocelyne le 24 juillet
Réponse
Merci Jocelyne
C’est très stimulant d’avoir un tel retour. Je pense que l’impact de notre roman est dû à la diversité des écrivaines et de leurs vécus. Et surtout de la sincérité de chacune. Nous n’avions rien à perdre…C’était pour toutes une première expérience et nous comptons bien récidiver, grâce aux bénéfices de la vente du roman. Nous en sommes à la troisième édition…
Continuer à nous envoyer vos avis. Merci
PUBLIÉ LE 01/06/2015
PAR VÉRONIQUE BERTIN
En démarrant l’atelier d’écriture de Paroles d’Hucbald, à la mi-octobre, ces dames de 47 à 86 ans ne pensaient pas en arriver là. À ce livre de près de deux cents pages qui a déjà parcouru des milliers de kilomètres dans toute la France et tenu en haleine des centaines de lecteurs. « Tous les gens qui l’ont lu m’ont dit que quand on le commence, on ne peut plus s’arrêter », raconte Catherine Laurent, la benjamine de 47 ans.
« Ne pas voir les coutures »
Catherine a toujours aimé écrire mais elle ne pensait pas avoir le talent de rédiger un livre, qui plus est à plusieurs mains. Catherine, comme Françoise Chilinski (62 ans), Jane Bauduin (67 ans), Chantal Derieppe (62 ans), Geneviève Fruchart (75 ans) et Yvonne Guerrier (86 ans) a d’abord dû « se mettre à nu » lors de jeux d’écritures animés par Didier Hermand, un écrivain douaisien. Puis trouver le début de cette histoire, de la vie de Lucie.
Chaque semaine, les dames avaient un travail d’écriture à faire à la maison. Et le vendredi suivant, Didier Hermand projetait sur écran le ou les chapitres qu’il avait mis en forme puisant des phrases, des paragraphes chez l’une ou l’autre. « Il fallait n’avoir qu’une seule voix malgré les écritures de chacune. Il ne fallait pas voir les coutures. Il ne fallait pas voir que six personnes ont écrit ce livre », confesse l’auteur. Durant douze séances de deux heures (« mais qui duraient beaucoup plus longtemps »), la vie de Lucie a pris forme. «Avec le temps, ce livre aurait pu être encore mieux mais on ne peut pas le comparer avec le livre d’un seul auteur. C’est une réelle performance et une belle réussite », confie Didier Hermand. Et d’ajouter, « mon épouse l’a lu et a pleuré. C’est écrit avec le cœur et ça se sent. » Le livre aurait dû rester confidentiel mais il plaît tellement qu’il est sans cesse réédité.
Écriture partagée
Le livre a donné des ailes à Catherine Laurent qui aimerait bien se lancer toute seule. « Elle est à fleur de peau et ne se rend pas compte de ce qu’elle écrit et qu’elle est capable de mettre la chair de poule », dit d’elle l’auteur. Au fil des semaines, Geneviève Fruchart a pris confiance et du plaisir à écrire, « son écriture timide et modeste s’est affirmée », commente Didier Hermand. « Jane est passée d’une écriture scolaire à une écriture empathique. » Marie, elle, a beaucoup apporté aux dialogues avec son écriture « sans concessions ».
De cette expérience, Didier Hermand retient que « l’écriture est un acte solitaire mais elle peut aussi être riche quand elle est partagée. C’est un roman que j’aurai pu écrire ».
Didier Hermand
Avant, Didier Hermand était le gérant de deux sociétés de miroiterie. Mais ça, c’était avant. Avant que le Douaisien de 56 ans, né à Lille, ne décide de vivre de sa passion pour l’écriture.
Son premier roman, Embrasse les vivants pour moi, en 2007, a connu un joli succès et continue inlassablement d’être réédité. Il vient de sortir le dernier, Rendez-vous(un jeune homme blessé après un accident se réveille à l’hôpital et cherche la jeune femme qui l’accompagnait mais ce jour-là il était seul). Roman que les dames de l’atelier d’écriture se sont empressées de faire dédicacer.
L’écriture ne nourrit malheureusement pas son homme. Il a donc décidé de rédiger des biographies familiales et d’animer des ateliers d’écriture en direction des enfants (dans les écoles ou les centres sociaux) et des adultes dans des associations comme là avec Paroles d’Hucbald. Il a un autre atelier d’écriture programmé avec cette même association (à l’automne ou au printemps) mais aussi avec l’association amandinoise Couleurs de vie.
C’est l’histoire de Lucie, une jeune mère de famille mal dans sa peau, « l’histoire de toutes les femmes à un moment ou à un autre », qui rêve de tout lâcher pour aller au bout de son rêve. Poussée par cet envie d’ailleurs, elle part pour Marseille, « une manière de mettre de la distance et de couper les ponts ». Le roman écrit à sept mains la suit donc dans sa nouvelle vie à Marseille « avec des rencontres », « des doutes » et sa nouvelle vie « de serveuse dans un bar ».
« Qui es-tu Lucie ? » est édité dans la collection Ateliers d’écriture de Paroles d’Hucbald. Il est vendu 12 € au café des Sports, rue d’Orchies.
Parole d’Hucbald est une association littéraire de Saint-Amand-les-Eaux. Elle propose :
- Des rencontres avec des auteurs de la région une fois par trimestre. 110 auteurs sont venus présenter leurs ouvrages depuis douze ans.
- Des rencontres thématiques un ou deux fois par trimestre. La prochaine sur le thème « L’hypnose pour quoi faire ? » aura lieu le vendredi 12 juin, à 19 heures.
- Un passe-livre deux fois par mois, le premier et le troisième lundi après-midi. Les adhérents échangent leurs livres au cours d’un café littéraire.
- Des ateliers d’arts plastiques avec notamment du mail-art ou des ateliers carterie. Les ateliers d’art ont toujours un rapport avec l’écriture et le livre.
Notre Association Paroles d' Hucbald a été nominée hier lors de la soirée des mérites associatifs qui s est déroulée au centre minier d Arenberg ....et nous avons reçu le 5eme prix et un chèque de 100 euros ! Merci la Caph merci la ville de St Amand
Un roman que j’ai lu d’une traite… Merci à ma tante pour ce cadeau de lecture et sa dédicace ! Difficile de ne pas y trouver un peu de soi dans un des personnages. Le Nord… Marseille… cela m’a évoqué beaucoup de choses. Qui n’a jamais pensé à un nouveau départ ? Bon moment de lecture… un peu court ! »
Ravie que ce chœur de femmes t'ai touchée. Nous étions parties pour écrire plusieurs tomes, mais les contraintes d'un atelier d'écriture nous ont rappelé à l'ordre...Grâce au succès et la vente de notre roman nous pourrons peut-être continuer notre histoire...
A découvrir sur le blog de Namg Namg :
http://eirenamg.canalblog.com/archives/2015/05/24/32106620.html
24 mai 2015
Qui es-tu Lucie est un roman écrit lors d’un atelier d’écriture, que j'ai découvert grâce à une amie, ce court roman est très agréable et on ne ressent pas cette écriture à plusieurs mains.
Il raconte l’histoire d’une jeune femme, Lucie, 36 ans, mariée à Romain et mère d’un ado de 15 ans, Antoine qui ne lui parle plus vraiment. Elle a l’impression d’étouffer, d’être enterrée vivante, de n’être bonne que pour les tâches ménagères et qu’elle n’existe plus aux yeux de son mari et de son fils. Elle a pourtant une vie confortable, son mari a une bonne situation et elle travaille dans une agence de pub, une belle maison mais ça ne la satisfait plus.
Un jour, elle décide de tout plaquer, de fuir sa vie de bonne mère et d’épouse, de prendre une direction au hasard et là voilà à Marseille. Elle qui vient du Nord de la France va retrouver le goût de vivre et de l’instant présent dans le Sud. Ses questions, ses hésitations à changer de vie nous interroge comme un boomerang en nous demandant si nous avons vraiment accompli et réalisé ce que nous avions envie. C'est vraiment une des réussites du livre.
Outre son héroïne agréable, avec ses peurs, ses doutes et son évolution, sa gentillesse qui la rendent profondément attachante, on suit aussi avec plaisir les personnages autour d’elle. Une belle galerie de personnages secondaires avec Maria qui va embaucher Lucie, Nino le médecin humanitaire fils de sa patronne, Pierre l’ancien banquier qui a tout plaqué après le 11 septembre pour tourner la page et se reconstruire en aidant les autres. On s’attache aussi aux histoires familiales compliquées de sa famille de substitution, celle de sa patronne, au petit Louis, gamin de 6 ans en manque d’amour et de repère, depuis que sa mère Gina est partie à Haïti en le confiant à Maria la patronne de Lucie.Les personnages ont en commun d’être à la croisée des chemins, dans leur vie, en se rencontrant, ils vont pouvoir s’écouter et grandir.
Les questions sur la vie, la violence de notre monde, la maternité, la famille sont au cœur du roman. Il y a aussi une réflexion plus sociale avec les questions que se posent l’héroïne: est ce qu’on ne confond pas réussite et bonheur? le confort matériel est-il suffisant? La présence de personnages comme Nino, Pierre tournés vers les autres à travers l’humanitaire et vers Haïti donnent une vision plus rassurante sur la nature humaine. Les valeurs positives comme la solidarité, l’amitié, l’amour transparaissent dans l’écriture et ça fait du bien. On se prend au jeu et on aime cheminer avec eux, on s’indigne comme l’héroïne contre la misogynie de ses collègues au début, le fait qu’elle soit transparente pour ceux qu’elle aime. On apprécie le fait qu’elle prenne son destin en main et ose changer de vie et on se demande si on aurait été capable de le faire.
En filigrane Lucie au travers de ses rencontres, se reconstruit aussi grâce à l’écriture un petit carnet au début de ses aventures où elle relate ses peurs en découvrant cette vie inconnue. Puis la volonté d’écrire un roman, sur les gens de la rue qu’elle aide au quotidien lors de ses maraudes pour venir en aide aux SDF.L’idée d’une seconde chance, qu’il n’est jamais trop tard pour reprendre confiance en soi, prendre un nouveau départ, définir ses objectifs est intéressante. La question du pardon, d'accepter les blessures du passé avec la relation compliquée entre Maria et sa fille notamment sont bien amenées.
Finalement, un voyage agréable dans la quête identitaire de Lucie qui fait passer un agréable moment de lecture, donc n'hésitez pas à découvrir cet ouvrage et prenez la fuite avec cette heroïne attachante.
PS : Merci à Yasmine de m’avoir permise de découvrir ce livre et aux auteurs de l’atelier d’écriture.
Georges de Bretagne
"J’ai lu et relu.
Je sais que Lucie n’ira pas en enfer.
Tant de sensibilité en toute ligne
Tant de vérités si bien agencées.
Bravo aux instrumentistes
Bravo au chef d’orchestre qui a su respecter la personnalité de chacune d’entre vous.
Et il y a des passages qui sont d’une rare beauté : je pourrais en citer plusieurs
Mais il me suffit d’évoquer cette lettre que Maria adresse à sa fille ...
C’est un morceau d’anthologie.
Et finalement tout n’est que reconstruction à travers les générations.
Tout n’est qu’espoir aussi.
Admirable."
Patricia le 8 mai 2015 (62 ans)
6 femmes qui se mettent dans la peau de Lucy et livrent leurs émotions à travers les mots sous le regard bienveillant de l'écrivain Didier Hermand et ça donne ce très beau roman...
Le 28 Avril 2015, Marianne 16 ans
Lucie, 36 ans, est une jeune femme comme les autres, a qui aux yeux de ses amis tout semble réussir : elle a un travail, un mari, un fis. C’est également une collègue méticuleuse et rigoureuse qui ne récupère aucune considération des autres employés de cet univers machiste. C’est aussi une épouse et une mère incomprise. Elle prend alors la décision courageuse de partir, « partir pour survivre ».
Sur sa route qui la conduira à Marseille, elle fera plusieurs rencontres, qui la guideront et changeront son destin : une femme de chambre, d’un hôtel terminus, peut-être le fruit de son imagination ; Pierre, un homme rencontré sur la voie publique qui deviendra son confident ; Maria, une vieille dame qui n’a pas été épargnée par la vie, qui lui offre travail, logement, écoute et famille ; son petit-fils de 6 ans, âge auquel on se pose beaucoup de questions, Soldat Louis ; et d’autres encore qui marquèrent son parcours.
Ce roman, emprunt d’une grande humanité, nous présente avec la vision de six femmes un monde qui fait partie du quotidien, à travers des personnages charismatiques, attrayants, tout en restant simples et humains, auxquels on ne peut s’empêcher de s’identifier. Le style y est travaillé et épuré, on mêle narration, dialogues et correspondance avec dextérité, les références (musicales et littéraires en autres) y sont nombreuses. Le dénouement se fait petit à petit, comme le lien de confiance qui se tisse entre les personnages.
Ainsi, Qui es-tu Lucie ?, roman né de la plume de six femmes de générations différentes, amène à réfléchir, à se questionner, nous confronte à des grandes questions de la vie telles que l’amour, l’amitié, la famille et les différents malheurs de la vie (le viol, l’abandon, la maladie, la mort,…), avec simplicité et humanité.
Marianne CASTELAIN
Bernadette le 25 avril à 21h30
Qui es tu Lucie ?
C'est un livre plein d'émotion, je pense que beaucoup de personnes doivent se retrouver. Lucie démontre que chaque personne à la vie qu'elle veut bien mener.
J'aurai aimé connaître le lieu où habitait Lucie, de quelle gare elle part pour Marseille ? Les relations qu'elle a avec son fils Antoine après son départ, qu'est-ce qu'il ressent, ses sentiments…
J'espère que vous allez renouveler l'opération
Réponse de l'atelier d'écriture
Ces remarques sont à prendre en compte. Plus de précisions n'aurait pas nui à l'histoire, mais aurait peut-être risqué de rendre le roman moins intemporel !
Maud le 25 avril 2015
Bonjour, Je viens de terminer de lire le livre, il est excellent. On a tous une partie de sa vie semblable à celle de Lucie. Avoir osé tout plaqué, chapeau! Tout cela pour dire que lorsque des décisions sont à prendre, bonnes ou mauvaises, il faut savoir reconnaître que l'on s'est trompé et pouvoir tout recommencer, car la vie, peut vous offrir du vrai bonheur à condition de le construire vous-même. Félicitations à vous. Maud Lesage.
Fabien le 23 avril 2015.
Nous sommes en vacances depuis deux jours. Dorothée et moi avons lu votre livre. Il nous a tiré un paquet de larmes ( surtout Doro). Il est très beau et l’histoire universelle.
Surtout qu’il ne devienne pas un best-seller car il risque de jeter un tas d’homme et de femmes hors de leur foyer à la recherche de leur identité ! Bravo encore. On en reparlera à mon retour.
Le 19 avril 2015 de Françoise et sa maman
J'ai vraiment aimé le livre, j'ai même eu la petite larme à la fin ; maman a aimé aussi mais a trouvé que cela manquait un peu de consistance... On reste parfois sur sa faim, mais c'est parce qu'on en veut toujours plus!!
On a l'impression aussi que tout va toujours bien pour elle, tout lui tombe!!! Et dans la vie ce n'est pas toujours comme ça, mais à part cela j'ai eu un immense plaisir à vous lire.
Réponse de l’Atelier d’écriture :
Nous aurions aimé aussi aller plus loin mais 12 séances c’est court ! D’autres personnages auraient pu être « décortiqués, explorés » … Romain, Antoine… Mais il fallait se recentrer sur Lucie…
Je pense que les événements extérieurs et la sinistrose ambiante ont guidés notre écriture vers une issue positive. Cela a été une orientation consensuelle.